Portée par la forte progression du prix de l’or sur les marchés internationaux, la contribution économique du groupe minier Endeavour Mining en Afrique de l’Ouest a nettement progressé en 2025. Leader de la production aurifère dans la région, la compagnie indique avoir généré près de 2,8 milliards de dollars de retombées économiques dans ses pays hôtes, confirmant ainsi le rôle stratégique du secteur aurifère dans les économies ouest-africaines.
Une contribution économique en forte hausse

Selon le rapport financier publié le 5 mars par le groupe, ses activités ont généré environ 2,8 milliards de dollars de retombées économiques dans les trois pays où il exploite actuellement des mines : Côte d’Ivoire, Burkina Faso et Sénégal.
Ce montant représente une progression de 27 % par rapport à 2024, année au cours de laquelle la contribution du groupe s’élevait à environ 2,2 milliards de dollars.
Implantée depuis plusieurs années dans la région, la compagnie tire l’ensemble de sa production de cinq sites majeurs, notamment Sabodala‑Massawa au Sénégal, Mana et Houndé au Burkina Faso, ainsi que Ity et Lafigué.
Grâce à cette présence stratégique, Endeavour Mining s’impose aujourd’hui comme le premier producteur d’or exclusivement actif en Afrique de l’Ouest, tout en jouant un rôle croissant dans les économies nationales de ses pays d’implantation.

Des revenus importants pour les États
Une part significative de ces retombées économiques provient des paiements directs effectués aux gouvernements. Le groupe indique ainsi avoir versé 919 millions de dollars sous forme d’impôts, de redevances minières et de dividendes liés aux participations détenues par les États dans certaines exploitations.
À ces flux financiers s’ajoutent également les dépenses réalisées auprès des fournisseurs locaux, ainsi que les salaires du personnel, majoritairement composé de travailleurs issus des pays hôtes.
Au total, ces contributions confirment le rôle structurant du secteur aurifère dans les finances publiques de plusieurs États d’Afrique de l’Ouest, où les recettes minières constituent une source essentielle de revenus budgétaires.

La flambée du prix de l’or en soutien
Cette progression s’explique en grande partie par la hausse soutenue du prix de l’or sur les marchés internationaux au cours de l’année écoulée.
Dans un contexte d’incertitudes économiques mondiales et de tensions géopolitiques, le métal précieux continue de jouer son rôle de valeur refuge, renforçant les revenus des compagnies minières et, par ricochet, les recettes fiscales des pays producteurs.
Cette dynamique a également encouragé certains États de la région à réviser leur cadre fiscal afin de capter une part plus importante de la rente minière. C’est notamment le cas du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire, où le taux de redevance sur l’or est passé de 6 % à 8 %.
D’autres groupes présents dans la région bénéficient également de cette conjoncture favorable. Le sud-africain Gold Fields a par exemple enregistré une hausse significative des redevances versées au Ghana, tandis que l’australien Perseus Mining a lui aussi fait état d’un impact économique en progression.

Un levier stratégique pour les économies régionales
Pour les analystes, la dynamique actuelle pourrait se prolonger si les prix de l’or poursuivent leur trajectoire haussière. Plusieurs institutions financières internationales, dont JPMorgan et UBS, anticipent d’ailleurs de nouveaux records pour le métal précieux dans les mois à venir.
Dans ce contexte, l’industrie aurifère devrait continuer de jouer un rôle déterminant dans les finances publiques des pays producteurs d’Afrique de l’Ouest.
Le principal défi pour ces États sera désormais de transformer cette rente minière en moteur de développement durable, notamment à travers des investissements dans les infrastructures, l’industrialisation et la diversification économique.
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