Le Gouvernement gabonais a renforcé son dispositif de suivi environnemental dans la province de la Ngounié à la suite d’un incident technique survenu sur un pipeline exploité par Perenco dans la zone de Coucal, située à environ 90 kilomètres de Mandji Ndolou.
Dans le cadre des instructions visant à assurer une gestion rigoureuse de la situation, le gouverneur de la Ngounié, Francis Oyinamono, s’est rendu sur le site afin de constater l’évolution des opérations engagées et d’évaluer l’impact potentiel sur l’environnement et les communautés locales.
Une réaction rapide des autorités
Cette mission de terrain, conduite en présence des autorités administratives locales et des responsables de l’opérateur, a permis d’établir un état des lieux précis de la situation et de réaffirmer les exigences de l’État en matière de protection environnementale et de sécurité des populations.
Selon les responsables techniques du site, dont Guy Okissidi, les analyses initiales menées après les premières opérations d’intervention n’avaient pas révélé de pollution significative. Toutefois, la résurgence de traces d’hydrocarbures à la surface des eaux, liée à l’infiltration du brut dans les sols et la végétation, a conduit l’opérateur à relancer immédiatement une nouvelle phase de dépollution.

L’État exige le respect strict des engagements
Face aux préoccupations exprimées par les populations riveraines, notamment par la cheffe du village Hélène Boussougou Koumba, les autorités provinciales ont rappelé avec fermeté que les opérateurs pétroliers doivent respecter pleinement leurs obligations environnementales et sociales.
Le gouverneur Francis Oyinamono a ainsi insisté sur la nécessité pour l’entreprise de poursuivre et d’intensifier les opérations de nettoyage, tout en garantissant la prise en charge appropriée des communautés impactées, conformément aux principes de responsabilité sociétale des entreprises.

Une surveillance renforcée des activités pétrolières
Les autorités ont par ailleurs indiqué que les services compétents de l’État assureront un suivi rapproché des opérations de dépollution engagées afin de garantir la restauration complète du site et la préservation des écosystèmes.
Cette démarche illustre la volonté des pouvoirs publics de renforcer la régulation et la surveillance des activités extractives, afin que l’exploitation des ressources naturelles du pays s’effectue dans le strict respect des normes environnementales et des intérêts des populations.
Dans cette perspective, les autorités locales et les services techniques de l’État resteront mobilisés jusqu’à l’assainissement total de la zone, réaffirmant ainsi l’engagement du Gouvernement en faveur d’une exploitation responsable et durable des ressources pétrolières du Gabon.





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