Libreville, 16 février 2026 – Le Gabon poursuit son offensive diplomatique et économique dans le secteur énergétique. Le Ministre du Pétrole et du Gaz, Clotaire Kondja, a reçu ce lundi à Libreville une délégation d’investisseurs émiratis de haut niveau, comprenant des représentants de XRG, ADNOC et Rabdan Petroleum, venus explorer les opportunités d’investissement dans les hydrocarbures et le gaz.

Cette mission économique s’inscrit dans le sillage de la visite du Président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, à Abou Dhabi le 5 février dernier, marquant une accélération des relations stratégiques entre le Gabon et les Émirats arabes unis dans un secteur clé : l’énergie.
Un bassin pétrolier présenté comme levier d’attractivité

Après une audience au cabinet du ministre, la délégation a pris part à une présentation technique du bassin sédimentaire gabonais, en présence des principaux acteurs du secteur, dont la Gabon Oil Company, Assala Gabon et l’Agence Nationale de Promotion des Investissements.
Objectif : mettre en avant le potentiel encore largement sous-exploité du pays, tant en pétrole qu’en gaz, dans un contexte où Libreville cherche à attirer des partenaires capables d’apporter capitaux, technologies et expertise opérationnelle.
Les investisseurs ont clairement affiché leur intérêt pour une entrée progressive sur le marché gabonais, notamment à travers des activités de maintenance, de services pétroliers, mais aussi d’exploration et de production.

Le bloc Olowi dans le viseur
Parmi les opportunités présentées, un actif retient particulièrement l’attention : le bloc Olowi, opéré par la Gabon Oil Company et anciennement exploité par Canadian Natural Resources.
Ce permis, à la fois pétrolier et gazier, apparaît comme une porte d’entrée stratégique pour les investisseurs émiratis, dans une logique de prise de position rapide sur des actifs à potentiel.
Au-delà du pétrole, une coopération élargie en perspective
La visite ne s’est pas limitée au secteur des hydrocarbures. La délégation a également été reçue par plusieurs départements ministériels, traduisant une volonté d’élargir le champ de la coopération économique entre Libreville et Abou Dhabi.
Un cap politique clair : souveraineté et valeur locale
Côté gabonais, le message est sans ambiguïté : les futurs partenariats devront s’inscrire dans une logique de création de valeur locale, de transfert de compétences et de sécurisation des opérations.
Dans cette dynamique, les autorités réaffirment leur ligne directrice : faire des ressources énergétiques un levier de souveraineté et de transformation économique, au bénéfice direct des populations.






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